Ronald Curchod, « Khimaira »

Ronald Curchod, « Khimaira »

Exposition du 15 décembre 2009 au 30 janvier 2010 à la médiathèque

Durant la période de travaux d’agrandissement et de réhabilitation de la Maison Salvan, le service culture initie des projets « hors les murs » autour du thème de l’art et de la science.

Dans ce cadre, Ronald Curchod – graphiste/peintre – a été invité à exposer une partie de son travail à la médiathèque et nous a montré l’affiche qu’il a réalisé pour l’occasion du 15 décembre 2009 au 30 janvier 2010.
Cette affiche (format 112 x 76 cm) a été offerte à tous ceux qui la réclamaient pendant la durée de l’exposition.
Un échange a été proposé : une photo, un texte, un dessin … (illustrant, décrivant ou évoquant l’effet qu’a eu l’affiche sur vous) pouvant être envoyés à culture@ville-labege.fr.

ECHANGE SENSIBLE autour de l’affiche Khimaira de Ronald Curchod

Commentaire de Miguela ABAD :
Association des contraires, hasard des juxtapositions.
Cadavre exquis en rose, rencontre fortuite sur une table de dissection, d’une machine à coudre et d’un parapluie.
Etrange animal à tête de rose en fusion, aux pattes de mante religieuse, accouchant d’un humain.
Métaphore d’amour anthropophage au visage avenant qui expulse l’amant dévoré.
Corps tranché net et noir entre l’esprit/le sexe, la nourriture/l’excrément, l’animal, le végétal, l’humain, fusion/charbon.
Rose et noir – mystique alchimique. Cour d’amour mortel et fertile. On suggère un rêve déconcertant, un cauchemar souriant – l’être humain, homme/femme sort vivant des entrailles de la bête.

 

Commentaire de Marie-Pierre Corroenne :
L’artiste fait passer le vivant dans la forme. Il traduit un trouble, un mystère. Il exalte une pensée. Il crée des hippocentaures et nous porte à la jouissance intellectuelle. Cette jouissance fait progresser la connaissance (savoir c’est sentir). Les translations – être / Faire / Savoir – sont les trois temps de la création artistique.
Le scientifique produit aussi des hippocentaures. La science apporte le progrès et des réponses pratiques à l’art. Savoir et Faire caractérisent la science. Mais quelle est aujourd’hui la qualité du regard que le scientifique porte sur sa création ? Le scientifique fait-il toujours la synthèse entre l’efficace et le vivant ? L’être est-il toujours inscrit dans sa création ? L’art et la science ne sont-ils pas de même nature ? Savoir – Faire / être ne devraient-ils pas toujours, comme dans la construction d’une œuvre, marquer les trois temps de la création scientifique ?

 

Commentaire de Marie-Pierre Corroenne :
L’artiste fait passer le vivant dans la forme. Il traduit un trouble, un mystère. Il exalte une pensée. Il crée des hippocentaures et nous porte à la jouissance intellectuelle. Cette jouissance fait progresser la connaissance (savoir c’est sentir). Les translations – être / Faire / Savoir – sont les trois temps de la création artistique.
Le scientifique produit aussi des hippocentaures. La science apporte le progrès et des réponses pratiques à l’art. Savoir et Faire caractérisent la science. Mais quelle est aujourd’hui la qualité du regard que le scientifique porte sur sa création ? Le scientifique fait-il toujours la synthèse entre l’efficace et le vivant ? L’être est-il toujours inscrit dans sa création ? L’art et la science ne sont-ils pas de même nature ? Savoir – Faire / être ne devraient-ils pas toujours, comme dans la construction d’une œuvre, marquer les trois temps de la création scientifique ?

En savoir plus sur l’artiste

Ronald Curchod